mercredi 29 avril 2009

LA SCHIZOPHRÉNIE




C’est quoi la schizophrénie ?

La schizophrénie est une psychose, c’est à dire une maladie où l’individu a perdu tout contact avec la réalité et n’a donc pas conscience de souffrir d’un trouble mental
Le terme schizophrénie vient du grec skhizô, « je divise » et « phrên », esprit. Il désigne tous les états mentaux qui présentent comme caractère essentiel la rupture de l’unité psychique du sujet. Ceci se traduit par une dissociation entre l’idée, le comportement, et la teneur affective contenus normalement de façon harmonique dans un même moment (exemple : raconter la mort d’un proche en riant).
Cette pathologie touche 1% de la population, avec une légère préférence pour les garçons. La majorité des cas apparaissent entre 15 et 35 ans.
En plus de cette fiche, lire aussi notre dossier : Savoir détecter une schizophrénie.

Quels sont les symptômes d’une schizophrénie ?

Les psychiatres répertorient deux grands types de symptômes dans cette maladie :
> Des symptômes liés au délire, dits « positifs » :
Par exemple des idées délirantes de persécution, des hallucinations auditives, desangoisses de transformations corporelles, des crises d’agitation.
> Des symptômes dits « négatifs » qui sont liés à une baisse des capacités physiques et psychiques :
Par exemple une tendance au repli sur soi et au retrait social pour se réfugier dans un monde intérieur ; des difficultés de concentration, d’attention et un appauvrissement du discours.
Selon les symptômes présentés par les patients, il existerait au moins sept formes cliniques de schizophrénie. Ainsi, les psychiatres préfèrent utiliser le terme « schizophrénies » au pluriel plutôt qu’au singulier.

Les sept formes principales de schizophrénie

1 - La schizophrénie simple. Les symptômes négatifs sont au premier plan : appauvrissement des relations socioprofessionnelles, tendance à l’isolement et au repli autistique dans un monde intérieur. Il y a peu ou pas de symptômes délirants.
Cette forme évolue lentement mais très souvent vers un déficit de plus en plus marqué.
2 - La schizophrénie paranoïde. C’est la forme la plus fréquente de schizophrénie. Le délire domine le tableau clinique et répond le plus souvent aux traitements antipsychotiques.
3 - La schizophrénie hébéphrénique. La dissociation de l’unité psychique du sujet est prédominante. C’est la forme la plus résistante aux thérapeutiques.
4 - La schizophrénie catatonique. Le patient est comme figé physiquement et conserve les attitudes qu’on lui impose, comme une poupée de cire. Il est enfermé dans un mutisme ou répète toujours les mêmes phrases. Actuellement, cette forme se traite et est donc rarement définitive.
5 - La schizophrénie dysthymique. Les accès aigus ont la particularité d’être accompagnés de symptômes dépressifs, avec risque suicidaire, ou au contraire de symptômes maniaques. Ces formes répondent au moins en partie aux traitements par lithium.
6 - La schizophrénie pseudonévrotique. Elle associe des symptômes de schizophrénie et des symptômes importants de névrose (hystérique, phobique,anxieuse ou obsessionnelle).
7 - La shizophrénie pseudo-psychopathique ou « héboïdophrénique ». Il coexiste des passages à l’acte très violents et des symptômes dissociatifs comme une grande froideur affective.

Comment débute une schizophrénie ?

Le début peut être brutal par un premier épisode délirant. Mais ce peut être plus insidieux avec un fléchissement de l’activité du sujet et une baisse du niveau scolaire ou professionnel. Il peut s’agir également d’une modification progressive de l’affectivité et de la personnalité, ou d’un attrait pour des activités étranges, ou de troubles du comportement, ou encore d’un isolement social progressif.

Une maladie aux causes multiples

Il y aurait trois grands types de facteurs de risque : génético-biologiques, environnementaux précoces (comme des complications à la naissance ou une infection pendant la grossesse), et environnementaux tardifs (comme la consommation de cannabis ou certaines difficultés communicationnelles familiales).
Ces trois types de facteurs de risque favoriseraient la survenue de la maladie en agissant de manière indépendante mais aussi entre eux. Les psychiatres développent depuis une trentaine d’année cette notion de vulnérabilité multifactorielle à la schizophrénie, plutôt que d’envisager un tout biologique ou un tout psychoéducatif.

Le traitement de la maladie est multidisciplinaire

> Médicaments : les neuroleptiques, qui agissent au niveau cérébral sur les neurotransmetteurs impliqués dans la schizophrénie (dopamine, sérotonine)
> Psychothérapeutique.
> Social : une grande importance est donné aux mesures d’aide à l’insertion socioprofessionnelle

Évolution de la maladie

Tout peut se voir depuis une insertion socioprofessionnelle et familiale de qualité jusqu’à une absence totale d’indépendance. Dans les formes les plus graves, le maintien à vie dans une institution psychiatrique peut s’avérer nécessaire.
Quelques chiffres
25% des patients évolueraient vers une guérison, 25 % vers une forme grave de la maladie et
50% auraient une forme intermédiaire avec un retentissement variable sur les domaines socioprofessionnels et familiaux.

A retenir

La schizophrénie est une maladie du cerveau qui affecte sévèrement la pensée, la vie émotionnelle et le comportement général de celui qui en est atteint.
Le diagnostic même de schizophrénie n’est pas évident parce que cette maladie n’est probablement pas un trouble unitaire et que nous n’en connaissons pas clairement les causes. Actuellement, il n’existe pas d’examens qui permettent de poser le diagnostique de schizophrénie avec certitude.
L’avenir des patients dépend beaucoup de l’environnement sociofamilial et de la précocité de la prise en charge.
Il convient d’aller consulter un psychiatre en cas de survenue, chez un adolescent ou un jeune adulte, de plusieurs des symptômes évoqués dans cette fiche. Ceci est d’autant plus vrai s’il existe, dans la famille, d’autres personnes atteintes de troubles psychiatriques.
Source : La prise en charge de votre schizophrénie. Vivre avec une schizophrénie, HAS, novembre 2007.

Ouverture de l'Année de la France au Brésil

jeudi 23 avril 2009

Voyage dans le cerveau





Le cerveau est l'organe de notre corps chargé de la perception et de l'interprétation du monde extérieur. Il est composé d'une myriade de cellules nerveuses, appelées neurones, qui forment un réseau de connexions extrêmement efficace.

Pour donner un ordre de grandeur, on estime que le cerveau contient un peu plus de 100 milliards de neurones dont chacun peut former jusqu'à 10'000 connexions, le tout contenu dans un volume équivalent à celui d'une brique de lait. C'est grâce à ce formidable réseau de neurones que nous pouvons entre autres apprécier un bon film, tomber amoureux ou résoudre une énigme.


em Português:

O cérebro é o órgão de nosso corpo encarregado da percepção e interpretação do mundo exterior. Ele é composto de uma miríade de células nervosas, chamados neurônios, que formam uma rede de conexões extremamente eficaz.

Para dar uma ordem de grandeza, estima-se que o cérebro contém um pouco mais de cem bilhões de neurônios, cada um formando até dez mil conexões, todo o conteúdo dentro de um volume equivalente de um saco de leite. É graças a essa formidável rede de neurônios que podemos, entre outros, apreciar um bom filme, apaixonarmos ou resolver um enigma.

*tradução: Tania Montandon



http://www.futura-sciences.com/fr/definition/t/vie/d/cerveau_3125/
http://www.futura-sciences.com/fr/definition/t/vie/d/neurone_209/
http://www.futura-sciences.com/fr/definition/t/univers-1/d/myriade_3805/

NEUROENDOCRINOLOGIA DO ESTRESSE: HISTÓRIA E CONCEITOS.

1. INTRODUÇÃO

A Neuroendocrinologia do Estresse, surgiu, quando em 1936, Hans Selye, observando humanos e animais, verificou que quando eram submetidos a fatores de risco ou extenuantes ,apresentavam respostas também físicas e psicológicas não só mediadas pelo SNA Simpático mas também por substâncias produzidas no cérebro, especificamente na glândula hipófise e que se refletiam em outras glândulas externas ao cérebro, principalmente , as supra-renais, liberando adrenalina e noradrenalina.
Fonte: http://www.ecofield.com.ar/noticias/Salud/s-078.htm
Portanto, teríamos a hipófise produzindo fatores hormonais que desencadeariam ou liberariam (daí “release factor ou RF) nas outras glândulas (tireóide, pâncreas,supra-renais,...) que, por vez, liberariam outros hormônios nos órgãos alvo.
Assim devida a grandeza do tema Neuroendocrinologia, delimitamos a do ESTRESSE, sendo portanto, aqui revistos os segmentos em que existe englobamento neuro-hormonal referente ao Estresse.

2. HISTÓRICO E CONCEITO DE ESTRESSE

Em “A fascinante História da Teoria do Estresse”,por David B. Posen M.D, com adaptações , ele escreveu (2) :
“Dr. Hans Selye ,que é reconhecido internacionalmente como criador da Teoria do Estresse, nasceu em Viena em 1907 e emigrou para o Canadá em 1932, onde residiu em Montreal e estava na Universidade de Montreal onde ele realizou a maioria dos trabalhos que o fizeram mundialmente reconhecido..
Dr. Selye desenvolveu o conceito de Estresse enquanto estudava medicamentos em Praga , em 1920.
Começou também , quando clínico, observando, ao nível psicológico, que um paciente com pneumonia apresentava-se diferentemente, no modo psicológico, que um paciente com tuberculose e ambos apresentaram-se diferentemente que os pacientes com falência do coração, úlceras, câncer e assim por diante.
Em 1926, ainda como aluno, ele notou nos pacientes que estudava, um aspecto notavelmente semelhante: que tinham fraqueza muscular, eram cansados, apáticos , com perda de peso. e expressões faciais semelhantes que indicam que eles estavam doentes. Ele chamado este quadro, " o síndrome geral de ser doente ".
Isto provocou-lhe, na mente inquisitiva , uma direção totalmente diferente dos observadores daquela época e procurou os elementos comuns que afetavam tudo nestes pacientes , em lugar de enfocar tudo nas diferenças apresentadas pelos doentes ou seja, Selye procurou o lugar comum da doença , conduzindo-o a identificar a reação de tensão(estresse) como uma causa subjacente ou fator contribuinte principal para a maioria das enfermidades
As teorias de Selye também foram influenciadas pelos trabalhos de um fisiologista de Harvard , o Dr. Walter Cannon que ,no começo do século, identificou e nomeou o fenômeno de " briga ou luta " como sendo a resposta do corpo quando este sente-se ameaçado ou em perigo. Mas considerando que Canon viu a " síndrome de briga ou fuga " como um mecanismo positivo que o corpo usava para se proteger, Selye percebeu o fato imensamente importante que se a reação de tensão ou estresse continuasse por longo tempo, causaria dano para o corpo e mente e retro-alimentaria a enfermidade.
Outro legado de Selye é que ele obteve emprestado a palavra " tensão " do campo de Engenharia (onde se refere a forças mecânicas externas, puxamentos e tensões) para descrever esta reação no corpo apesar de Walter Cannon (ver qadro2,abaixo) ter apresentado o termo " tensão " mais cedo porém certamente foi Selye que popularizou esta denominação.( No termo Estresse, ao publicar o livro "The Stress of Life" , em 1956) .
Outros achados de Selye foi que a resposta de tensão no corpo era a mesma , não importando a causa ou fonte de tensão, denominando-os de estressores.
As experiências com ratos em 1936 , mostraram que vários estressores, tais como infecção, trauma, hemorragia, temor, e até injeção de substâncias nocivas, todos produziam o mesmo efeito , pois quando os ratos foram examinados depois, apresentavam glândula supra-renais hiperplásicas , tecido imune atrofiado ( timo e nódulos linfáticos) e úlceras gastrointestinais.
Ele tinha criado, portanto, um modelo experimental de " síndrome de há pouco apresentar-se doente ". , mas depois, de notar que um sortimento longo por estressores que produziram as mesmas respostas, nomeou-as para “ Síndrome de Adaptação Geral (ou G.A.S., em Inglês)
A teoria de Selye era que a provisão no corpo de hormônios produzidos para reagir à tensão ou estresse, é esgotada e isto conduziria à enfermidade.
Porém, Robert Sapolsky observou e escreveu no livro maravilhoso " Porquê Zebras Não Adquirem Úlceras ", que esta teoria deveria ser substituída agora por evidência que estes hormônios cruciais não são esgotados depois de exposição prolongada a estressores , mas são gerados pela própria resposta de tensão e que produz, na verdade , dano para o corpo.
Assim, as notícias boas são que nossos corpos são projetados para nos proteger ,montando uma reação de tensão em resposta para várias ameaças físicas ou psíquicas enquanto que . as notícias ruins são que a reação de tensão não pode ser sustentada por muito tempo pois, neste caso, o corpo sofre dano e adoece . Em outras palavras, existem benefícios quando nossos corpos entram em um estado de alerta para lidar com uma crise específica, mas nós pagamos um preço se o estado de estimulação durar muito tempo “ .